URBEX 2016-2018

Source d’inspiration : «  je suis au sous- sol de l’hôpital Raymond Poincaré de Garches, le sol est humide, les murs tellement abîmés, décrépis, tâchés, tagués, sales, fissurés, déformés, noircis, poussiéreux. J’arpente ce nouveau monde en fauteuil roulant lorsque soudain, une fenêtre au  plafond, découpée par une grille en fer, laisse des empreintes de lumière sur le mur et le sol dans ce couloir lugubre. C’est à ce moment précis que tout a commencé dans ma tête de peintre. J’aime ces petits rectangles lumineux qui changent de forment lorsque le soleil s’approche ou s’élève de la ligne d’horizon. Ces petits rectangles, ces lignes plus ou moins épaisses, ces informes qui peuvent embellir le moindre tas de pierre, d’ardoise, de bois, de fer ou de bêton. Ces formes lumineuses qui s’étirent, s’allongent, marquent les angles, déforment les tables et les tissus ».

Ateliers, usines, hôpitaux, châteaux, manoirs, sous-sol, combles, couloirs ont tous en commun d’être les oubliés, les honteux et la honte de notre siècle, les abandonnés, les héritiers ratés. Tous ces lieux, laissés pour compte, s’abîmant aux moindres orages, à la moindre rafale de vent, au poids de la neige, à la canicule hasardeuse, au sel qui flotte et qui colle, aux inondations imprévues, aux reptiles et volatiles trouvant refuges, aux toiles d’araignées. C’est un monde qui ne vit plus avec les humains. C’est un monde ou les débris, les monticules, les déchirures, les craquements, les effondrements, les brisures, les cassures, les éclatements, les déplacements sont les gardiens de tous ces espaces.

Puis de l’aube à l’aurore défilent selon les portes, les fenêtres et les trous des morceaux de lumière improbables. Ils redessinent les plans, changent les couleurs, perturbent l’orientation. D’une certaine façon, tous ces morceaux de lumière redonnent vie.

URBEX 2016-2018

Source of inspiration: "I am the sub- soil of the hospital Raymond Poincaré de Garches, the soil is wet, the walls so damaged, decrepit, stained, tagged, dirty, cracked, deformed, blackened, dusty. I surveyed this new world in a wheelchair when suddenly a window in the  ceiling, cut by a grid of iron, leaves of fingerprints of light on the wall and the soil in this corridor gloomy. It is at this precise moment that everything started in my head of painter. I love these small rectangles of light that change form when the sun s approach or rises from the horizon line. These small rectangles, these lines more or less thick, these informed that can embellish the lesser pile of stone, slate, wood, iron or concrete. These forms of light which stretch, elongate, mark the corners, distort the tables and fabrics". 

Workshops, factories, hospitals, castles, manors, basement, attic, corridors all have in common to be the forgotten, the shameful and the shame of our century, the abandoned, the heirs misfire. All these places left for account, is spoiling to lower thunderstorms, at the slightest gust of wind, the weight of the snow, to the heatwave haphazard, salt which fleet and that glue, to unforeseen floods, to reptiles and volatile finding shelters, to the cobwebs. It is a world that no longer lives with humans. It is a world or debris, the mounds, tears, crackles, collapses, the broken, the breaks, the explosions and displacement are the guardians of all these spaces.  

And then the dawn to the Aurore parade according the doors, windows and the holes in the pieces of light improbable. They redraw the plans, change the colors, disrupt the orientation. In a certain way, all these pieces of light bring life.