IMAGINARIUM 2015

Source d’inspiration :   le détournement, l’emprunt, le visage de ces anges peint au XVIIème siècle que je vois dans les livres et les musées. Que je sentais s’envoler au- dessus de ma tête depuis toute petite. Ce brin de folie irrationnel qui plane comme des fantômes dans un ciel pas toujours bleu.  

Je les ai pris sous ma protection. Ils sont des expatriés de leur espace pour venir s’immiscer dans quelques de mes architectures en noir et blanc. 

Sans complexe, j’ai pris leurs visages, leurs plis et leurs mouvements. Changeant le plus souvent leurs couleurs. Mais oui, sans complexe, je me suis amusé à feuilleter les livres à la recherche de mes anges gardiens. Ceux qui m’avaient le plus ému. Je vous qu’ils viennent me voir.  

Ils apportaient de la couleur, le l’impossible, de l’invisible. Une forme de vie qui n’appartient pas vraiment à ce monde. Quelque chose de différent à côté de bâtisses qui le sont depuis tellement longtemps.  

C’est une rencontre que je leur ai fait faire. Comme lorsque deux personnes étrangères et de cultures différentes se rencontrent pour la première fois. J’aime ce qui est différent de moi alors cet acte pictural me parait cohérent. 

Rien de plus cohérent que mettre des représentations étrangères l’une à l’autre. Alors j’essaye qu’elles se comprennent, que les formes s’imbriquent, qu’elles s’adaptent, qu’elles aiment se confondre et se différencier à la fois.  

Tant de possibilité picturale.  

IMAGIN 2015

Source of inspiration: the diversion, borrowing, the face of these angels painted in the seventeenth century that I see in books and museums. That I felt flying above my head since childhood. This strand of irrational madness that hovers like ghosts in a sky not always blue. 

I took them under my protection. They are expatriates from their space to come and interfere in some of my architectures in black and white. 

Without complex, I took their faces, their folds and their movements. Most often changing their colors. But yes, without complex, I had fun flipping through the books in search of my guardian angels. Those who had moved me the most. I'll let you see me. 

They brought color, the impossible, of the invisible. A form of life that does not really belong to this world. Something different next to buildings that have been for so long. 

It's a meeting I made them do. Like when two foreigners from different cultures meet for the first time. I like what is different from me so this pictorial act seems to me coherent. 

Nothing is more coherent than putting foreign representations to each other. So I try that they understand each other, that forms fit together, that they adapt, that they like to be confused and to differentiate at the same time. 

So much pictorial possibility.