Biographie

Valerie Ghattas dit VAL est née en 1969 dans la région parisienne (92)  et à depuis l’Ecole Nationale Supérieur des Beaux- Arts de Dijon poursuivit l’exploration de la peinture.

Parmi les nombreux thèmes traités jusqu’alors, l’architecture occupe une place prépondérante ; fenêtre, porte, escaliers, coins et recoins sont le théâtre d’ombres et de lumière.

Puis à l’intérieur de toutes les architectures, Val instaure un nouveau climat, une intrusion presque naturelle, de formes qu’elles nomment « connexions » ou «  biomorphies ».

Val dit :

« En première intention, mon travail  consiste à explorer des lieux chargés d'histoire par le temps. Ce temps qui vieillit tout. Je travaille sur la lumière pour leur redonner vie. Les fenêtres à demi ouvertes ou brisées, les portes entrouvertes. La lumière s'y infiltre. Le dialogue se produit en ombre et lumière ».

« En deuxième intention, vient s'immiscer dans ces espaces ouverts des racines. Elles cherchent à se connecter aux lieux jusqu'à prendre les formes des différents objets, mobiliers, structures des lieux. Elles viennent de l'extérieur, profitent des ouvertures, suivent le plus souvent la lumière. Comme une nature qui reprend son droit puisque ces espaces sont abandonnés. La nature n'a pas de frontière. Architecture et nature se rencontrent. La nature y redonne vie mais autrement».

« En troisième intention, ces racines parfois bois que j’appelle « biomorphes » sont le reflet de ma recherche personnelle.  Je suis hémiplégique à droite, je recherche mes connexions internes, depuis trois ans. Une obsession personnelle envers mes propres  synapses ».

« En quatrième intention, le geste pictural en toute liberté. Je parcours avec mon pinceau à l'intérieur même de l'espace peint, des lignes de couleurs plus ou moins épaisses que je fais glisser. Comme un geste pictural simple, aux formes arrondies ou rectilignes qui se rencontrent et se déploient à  l'intérieur des espaces ouverts ».

Biography

Valerie Ghattas, dit VAL was born in 1969 in the Paris region ( 92) and since the National Superior school of fine Arts in Dijon continued the exploration of painting.

Among the many topics treated until now, architecture occupies a preponderant place; window, door, stairs, nooks and carannies are the theater of

shadows and light.

Then inside all architectures, Val creates a nex climate, an almost natural intrusion, of forms that thez call " connexions" or " biomorphies".

Val says: " explore places sleeped in history by time. This time that ages everything. I work on the light to bring them back to life. Half-open or broken

windows, half-open doors. The light is infiltrating there. Dialogue occurs in shadow and light. 

" In second intention, comes to interfere in these open spaces of the roots. They seek to connect to places until taking the forms of different objects,

furniture, structures of places. They come from outside, take advantage of the openings, follow the light most of the time. Like a nature that regaibs

its right since these spaces are abandonned. Nature has no borders. Architecture and nature meet. Nature gives life to it but otherwise"

" In third, these sometimes woody roots that I call " biomorphic" are a reflection of my personal research. I was hemiplegic right, I search my eternal

connections for three years. A personal obsession with my own synapses".

"Fourth, the pictorial gesture in complete freedom. I walk with my brush inside the painted space, lines of more or less thick colors that I drag. As a

simple pictorial gesture, with rounded or rectininear shapes that meet and unfold inside open spaces". 

Paints

 Des peintures figuratives dont les formes comme celles du monde organique s'immiscent un peu partout.

La nature me procure une forme de  lien. Le lien comme une liane qui accroche mon cœur à mon âme lorsque j’observe à l’intérieur d’une forêt, des racines et des cimes. Je suis prise aux tripes, liées volontairement pour regarder ses accroches longilignes.  

Alors vient à moi des idées de biomorphisme par des croquis et des dessins. S’opère le dynamisme de la matière dans le biomorphisme plastique. 

Depuis quelques temps et à travers ce besoin de nature, le parallèle s’effectue entre mon corps qui lutte pour rechercher mes connexions neurologiques et mon esprit qui a besoin de traduire picturalement cette quête.  Tout prend sens, la roue tourne entre toute cette biodiversité de la nature lointaine à ma propre nature. De ce que je vois de l’extérieur à ce qu’il y a de plus intime.  La peinture est là pour traduire tout ce petit et grand monde.  

Ma traduction plastique est loin d’être abstraite puisque c’est à l’intérieur ou à l’extérieur d’espaces construit que je disperse toutes ces formes longilignes et noueuses. Elles se faufilent par les fenêtres et les portes. Elles s’invitent à rentrer sans y être invité. Comme une nature qui a tous les droits. D’allures de bois comme des racines, d’informes comme des matières organiques. Elles se transforment pour marquer la différence des lieux. Le plus souvent, elles suivent la lumière, traversent de long couloirs, montent sur les tables et les murs. Leurs couleurs passent du noir sombre aux bruns tendres, du vert foncé au rouge éclatant. Un corps biologiques qui a donc des orientations spatiales et des humeurs colorées. C’est mon expérience sensible dans un espace concret. 

Paul Valéry disait : « le peintre apporte son corps » 

Paintings

Character of a work of art of trend, non-figurative whose forms are reminiscent of those of organic world. 

The nature gives me a form of link. The link as a Liane who hangs my heart to my soul when I observed at the interior of a forest, roots and crowns. I am taken to the tripe, voluntarily related to watch its headlines slender.  

Then comes to me ideas of biomorphisme by sketches and drawings. Operates the dynamism of the material in the biomorphisme plastic. 

Since a few time and through this need of nature, the parallel is done between my body that fight to search for my neurological connections and my spirit which has need to translate picturalement this quest.  Everything takes sense, the wheel rotates between any this biodiversity of the DISTANT nature to my own nature. What I see from the outside what is more intimate. The paint is there to translate everything small and large world.  

My translation plastic is far from abstract since it is on the inside or on the outside of spaces built that I disperses all these forms slender and knotted. They sneak through the windows and doors. They shall invite to return without being prompted. As a nature which has all the rights. Of style of wood as the roots, informed as organic materials. They are transformed to mark the difference of the places. The more often, they follow the light, cross the long corridors, climb on the tables and walls. Their colors pass from the dark black brown to tender, of dark green to bright red. A biological body which has therefore spatial orientations and colorful moods. It is my sensitive experience in a concrete space. 

Paul Valéry said: "the painter brings his body" 

Actualités

2019  ARTROOMSFAIRS "espaces connectés" sur leur site instagram

2019  SUBMISSION BOOK OPPORTUNITY FOR 50 FEMALE ARTISTS

2019  COMPETITION | UNITED KINGDOM | DESIGN - ART - OTHER - CRAFT - NEW MEDIA - PHOTOGRAPHY - FILM Chaiya Art Awards is the UK's biggest biennial art awards

2020  SUBMISSION AMALGAMA 2020

Contact

Mail: val.ghattas@orange.fr

tel: 06 34 41 88 11

Questions d'art

Le peintre  et la réalité

La question de la réalité paraît si simple puisqu’elle fait partie de ce qu’il y a de plus proche, de radical et d’immédiat sans aucune distance ni filtre ni mensonge. Mais comme le dit Heidegger dans Le Principe de raison :«...notre relation à ce qui nous est proche est depuis toujours émoussée et sans vigueur. Car le chemin des choses proches,pour nous autres hommes, est de tout temps le plus long, et pour cette raison le plusdifficile».Alors que vient faire un concept, une idée, un idéal, mais aussi une apparence,un phénomène, une représentation, un simulacre, une illusion dans toute cette réalité? Si l’on considère que l’art doit produire de la beauté, entendons que la réalité prosaïquee est abandonnée pour devenir intellectuel et sensible. Comme le pensait Platon, l’art est un voyage métaphysique hors du réel quotidien.Walter Benjamin commentantj ustement Baudelaire : « Dans quelque mesure que l'art vise le beau et si simplementmême qu'il le « rende », c'est du fond même des temps [...] qu'il le fait surgir» C'est d'une réalité fondamentale et cachée dont l'œuvre se fait le témoin.

 

  GERHARD RICHTER ( né en 1932 ) 

Il interroge bien sur l’art et questionne notre réalité, notre monde. Il travaille finalement le processus de la vision et est l’un des éclaireurs du regard expérimental. 

Il dit à propos de la peinture :« Je pense que tout le monde commence par observer des œuvres d'art et par vouloir faire pareil. Vous voulez comprendre ce que vous voyez, ce qui est là, et vous essayez de fabriquer un tableau de tout cela. Par la suite, vous réalisez que vous ne pouvez pas du tout représenter la réalité – que ce que vous faites ne représente rien d’autre que ce que c’est, et, par conséquent, c’est une réalité en soi » 

 

Le peintre d’aujourd’hui. Qui est-il? Il éprouve d’abord le besoin de se distancier du motif, de son sujet concret. Parce que l'idée même d'imitation ou de reproduction directe n'a plus de sens. Il se met à chercher des images, se les approprier jusqu’à l’éprouver par sa subjectivité et ses multiples sens de lecture. L’omniprésence de l’ère numérique fait du peintre, le créateur d’un réel virtuel par emprunt du réel dans le réel.Il peut se saisir de tous les motifs,bouleverser le réel jusqu’à les disséquer sur une table,il doit rester à mon sens, l’acte pictural.Cette main qui fait, qui traduit, qui traverse et renverse, qui glisse ou s’embourbe dans la matière, qui s’étale sur des murs ou sur des toiles. Le peintre peut être un geek, un héros de la main et un penseur.

Il dit à propos de la photographie : « La photo est l'image la plus parfaite qui existe ; elle ne change pas, elle est absolue, donc indépendante, inconditionnelle, sans style. C'est la raison pour laquelle elle a pour moi valeur de modèle par la manière dont elle relate et par ce qu'elle relate ». 

Questions of art

The painter and reality

 

 The question of the reality seems so simple since it is part of what there is of nearest, radical and immediate without no distance no filter or lie. But as the said Heidegger in the principle of reason: "…our relationship to what we is close has always been blunt and without force. Because the path of the things close to us other men, is any time the longer, and for this reason the more difficult ". Then just do a concept, an idea, a ideal, but also an appearance, a phenomenon, a representation, a sham, an illusion in this whole reality? If one considers that the art must produce the beauty, intend that the reality prosaic is abandoned to become intellectual and sensitive. As the thought Plato, art is a journey metaphysical outside of the real daily. Walter Benjamin commenting on precisely Baudelaire: "in any measure that the art aims the beautiful and if just the same that it the "make", it is the substance of the time […] that it the fact arise" is a fundamental reality and hidden whose work is done the witness. 

 

The Painter of today. Who is he? He is experiencing first the need to distance themselves from the ground, its concrete topic. Because the idea of imitation or direct reproduction has no more sense. He starts to search for images, appropriates them up to the test by its subjectivity and its multiple sense of reading. The ubiquity of the digital era fact of the painter, the creator of a real virtual by borrowing of the real in the real. It can seize all of the grounds to upset the real up to dissect them on a table, it must remain in my sense, the Act pictorial. This hand that fact, which translated, which crosses and reversed,  that slides or bogged down in the matter, which is spread on walls or on canvases.

The painter may be a geek, a hero of the hand and a thinker. 

GERHARD Richter ( BORN IN 1932 ) 

It queries well on the art andquestioned our reality, our world. It works Finally the process of vision and is the one of the lights of the next experimental. 

He said about the painting : "I think that the whole world begins by observe of works of art and by wanting to do the same. You want to understand what you seewhat is there, and you try to make a table of all thisSubsequentlyyou realize that you can not at all represent the reality - that what you do is nothing other than what it is, and, thereforeit is a reality in itself" 

He said about the photograph: "The photo is the image the most perfect which existsit does not change, it is absolutetherefore independentunconditionalwithout style. This is the reason for which it has for me value of model by the manner in which she recounts and by what it tells". 

TRACES

Par le dessin, mes traces intérieures au quotidien, je cherche. Mes idées de peintures passent forcément par cette étape. Je dessine, j'explore puis je fais, je peins. Je me sens plus libre. 

Drawings


By drawing, my inner traces in everyday life, I seek. My ideas of paintings necessarily go through this stage. I draw, I explore, then I do, I paint. I feel more free.

URBEX 2016-2018

Source d’inspiration : «  je suis au sous- sol de l’hôpital Raymond Poincaré de Garches, le sol est humide, les murs tellement abîmés, décrépis, tâchés, tagués, sales, fissurés, déformés, noircis, poussiéreux. J’arpente ce nouveau monde en fauteuil roulant lorsque soudain, une fenêtre au  plafond, découpée par une grille en fer, laisse des empreintes de lumière sur le mur et le sol dans ce couloir lugubre. C’est à ce moment précis que tout a commencé dans ma tête de peintre. J’aime ces petits rectangles lumineux qui changent de forment lorsque le soleil s’approche ou s’élève de la ligne d’horizon. Ces petits rectangles, ces lignes plus ou moins épaisses, ces informes qui peuvent embellir le moindre tas de pierre, d’ardoise, de bois, de fer ou de bêton. Ces formes lumineuses qui s’étirent, s’allongent, marquent les angles, déforment les tables et les tissus ».

Ateliers, usines, hôpitaux, châteaux, manoirs, sous-sol, combles, couloirs ont tous en commun d’être les oubliés, les honteux et la honte de notre siècle, les abandonnés, les héritiers ratés. Tous ces lieux, laissés pour compte, s’abîmant aux moindres orages, à la moindre rafale de vent, au poids de la neige, à la canicule hasardeuse, au sel qui flotte et qui colle, aux inondations imprévues, aux reptiles et volatiles trouvant refuges, aux toiles d’araignées. C’est un monde qui ne vit plus avec les humains. C’est un monde ou les débris, les monticules, les déchirures, les craquements, les effondrements, les brisures, les cassures, les éclatements, les déplacements sont les gardiens de tous ces espaces.

Puis de l’aube à l’aurore défilent selon les portes, les fenêtres et les trous des morceaux de lumière improbables. Ils redessinent les plans, changent les couleurs, perturbent l’orientation. D’une certaine façon, tous ces morceaux de lumière redonnent vie.

URBEX 2016-2018

Source of inspiration: "I am the sub- soil of the hospital Raymond Poincaré de Garches, the soil is wet, the walls so damaged, decrepit, stained, tagged, dirty, cracked, deformed, blackened, dusty. I surveyed this new world in a wheelchair when suddenly a window in the  ceiling, cut by a grid of iron, leaves of fingerprints of light on the wall and the soil in this corridor gloomy. It is at this precise moment that everything started in my head of painter. I love these small rectangles of light that change form when the sun s approach or rises from the horizon line. These small rectangles, these lines more or less thick, these informed that can embellish the lesser pile of stone, slate, wood, iron or concrete. These forms of light which stretch, elongate, mark the corners, distort the tables and fabrics". 

Workshops, factories, hospitals, castles, manors, basement, attic, corridors all have in common to be the forgotten, the shameful and the shame of our century, the abandoned, the heirs misfire. All these places left for account, is spoiling to lower thunderstorms, at the slightest gust of wind, the weight of the snow, to the heatwave haphazard, salt which fleet and that glue, to unforeseen floods, to reptiles and volatile finding shelters, to the cobwebs. It is a world that no longer lives with humans. It is a world or debris, the mounds, tears, crackles, collapses, the broken, the breaks, the explosions and displacement are the guardians of all these spaces.  

And then the dawn to the Aurore parade according the doors, windows and the holes in the pieces of light improbable. They redraw the plans, change the colors, disrupt the orientation. In a certain way, all these pieces of light bring life. 

ANGES 2011-2014

L’architecture est ce lieu des histoires que j’ai préféré en noir et blanc comme pour développer le thème du temps qui passe. Ces espaces que l’on regarde en vrai tant dans les livres que dans les visites physiques. C’est à cette période que j’ai voyagé, pris part à ce tourbillon des visites, ces pages de carnets de voyage à remplir, de croquis, de traces et de photographies.

A ces espaces de mémoire viennent s’inscrire des anges, des personnages fantastiques, aux ailes déployées ou non. Le plus souvent de plus grandes tailles ou le jeu des proportions. Issus des tableaux anciens, des vitraux, des fresques, réminiscences des visites de musée, de livres ou j’observe cette culture de rendre visible ce qui est immatériel. Lui donner une substance matérielle à tous ces chérubins, ces angelots, ces archanges et démons.

C’est un personnage anthropomorphe qui veut se rapprocher de l’homme, combattant, messager, soigneur ou gardien. Il a eu dans mes tableaux, une place importante.

Je l’ai rapproché de la pierre, des toits, des ruelles et des hommes.

Mon ange gardien d’après ma date de naissance est  Nithael. 

ANGES 2011-2014

The architecture is this place stories that I preferred in black and white as to develop the theme of the time which passes. These spaces that one looks at in true both in the books that in the physical visits. It is at this period that I have travelled, took part in this maelstrom of visits, these pages of books to travel to fill, sketches, traces and photographs.  

Has these spaces of memory come register of angels, fantastic characters, the Wings deployed or not. The more often larger sizes or the game of proportions. From the old paintings, stained-glass windows, frescoes, reminiscences of the museum visits, books or I observe this culture to make visible what is intangible.give him a hardware substance to all these cherubim, these cherubs, these Archangels and demons.  

It is a character which anthropomorphic wants to be closer to the man, combatant, messenger, caregiver or guardian. It has had in my paintings, an important place.  

I have close to the Pierre, roofs, the narrow streets and the men.  

My Guardian Angel of after my date of birth isNithael.

VOYAGES

CARNET DE VOYAGE : TERRAE INCOGNITAE 

 

Par le collage, je fais un récit de mon voyage intérieur en dehors de toute règle. C’est une liberté si intense de piocher dans les images du monde et de reconstruire ce qui me paraît dans l’instant présent être le plus évident. 

J’oscille entre l’art graphique, le collage, la poésie. 

J’aime cet art hybride et subjectif. 

C’est dans l’Europe de la Renaissance que l’on date l’origine du carnet de voyage par le voyage initiatique en Italie. 

rer, Vinci, Delacroix, La Pérouse, Buffon, Darwin, White, Hugo, Bates, Turner, Jongkind, Gauguin, Picasso, Hopper croquentChacun à sa façon montre la pluralité de notre monde. 

J’aime à penser que le carnet de voyage est une façon d’en explorer sa substance moelleVision exotique ou non du monde merveilleux. 

Mais c’est aussi déclarer ses émotions, une façon d’appréhender le monde comme un double voyage. 

« Les grands voyages ont ceci de merveilleux que leur enchantement commencent avant le départ même. On ouvre les atlas, on rêve sur les cartes. On répète les noms magnifiques des villes inconnues… »Joseph Kessel. 

Travelogue

TRAVEL BOOK: TERRAE INCOGNITAE 

 

By collage, I tell a story of my inner journey outside of any rule. It is such an intense freedom to dig into images of the world and to reconstruct what seems to me in the present moment to be the most obvious. 

I oscillate between graphic art, collage, poetry. 

I like this hybrid and subjective art. 

It is in Renaissance Europe that the origin of the travel diary originates from the initiatory journey to Italy. 

Dürer, Vinci, Delacroix, Perugia, Buffon, Darwin, White, Hugo, Bates, Turner, Jongkind, Gauguin, Picasso, Hopper crunch. Each in his own way shows the plurality of our world. 

I like to think that the travel diary is a way to explore its marrow. Exotic vision or not of the wonderful world. 

But it is also declaring one's emotions, a way of apprehending the world as a double journey. 

"Great travels have this wonderful that their enchantment begins before the very start. We open the atlases, we dream on the cards. We repeat the beautiful names of unknown cities ... "Joseph Kessel. 

La flore dans l’art

Symbolique ou décorative, la flore devient un genre à part entière dans la peinture au XVIIème siècle. Accompagnant de nombreux tableaux jusqu’à s’immiscer en tant que matériau dans les oeuvres contemporaines. Dans un rapport bien différentsage ou exubérantela flore est représentée dans tous les continents 

Dans l’Egypte antique et avant d’être une croissance et un développement, la flore était une abondance jusqu’à devenir un jardin funéraire. « Entrer et sortir de ma tombe, que je me rafraîchisse à son ombre, que je boive l’eau de mon bassin, chaque jour, que tous mes membres soient vigoureux, que Hâpy me donne des aliments, des offrandes, des plantes de toutes sortes à leur saison. Que je me promène au bord de mon bassin chaque jour, sans cesse. Que mon ‘ba’ se pose sur les branches des arbres que j’ai plantés, et que je me rafraîchisse sous les sycomores et mange le pain qu’ils donnent » 

Pour Caspar David Friedrich, le sublime est dans la peinture du paysage passant même d’une démarche artistique à une démarche mystique. Il dit : «  Tu sens le calme limpide et la pureté envahir ton être, tu oublies ton Moi. Tu n’es rien, Dieu est tout ». Il déploie son être intérieur jusqu’à montrer sa nostalgie d’un monde ou le froid, le vide, les ruines  et l’abandon font majestueusement procession. 

La croissance du végétal fait partie des questions artistiques au point de devenir le processus d’élaboration de l’œuvre elle-même. Nous pouvons dire que la trace végétale est alors celle de son développement. 

Ernesto Neto revisite les formes biomorphiques comme des labyrinthes suspendus et des organismes en équilibre. Il dit : « L’énergie qui anime mon travail est la pesanteur. L’objet, la forme, le contour se trouvent définis quand le matériau est étiré dans l’espace et montre la légèreté de la masse ». We Stopped Just Here At The Time est composée d’une toile accrochée au plafond, en tissu souple et transparent, dont certaines parties, sont remplies d’épices aux couleurs chaudes comme le clou de girofle, le cumin, le poivre et le curcuma et pendent comme des grappes. Elles  deviennent formes donc sculpture et lui confèrent aussi sa dimension d’installation multi-sensorielle. Ces formes sont charnelles,  sont de couleurs vives diffusant des parfums. Notre regard se mêlant à notre odorat,  la hiérarchie de la perception qui place conventionnellement le regard au premier plan est dépassée. Le visiteur s’immerge à l’intérieur de cette biomorphie. 

Rebecca Louis Law travaille aussi par suspension d’une flore fraîche et parfumée ou sèche. Le temps s’invite dans son travail. Le spectateur devient le témoin du changement de formes et de couleurs de ses fleurs cousu-main. Son travail implique une exploration constante des relations entre la nature et l’homme. Elle dit : « J’aime capturer et chérir de beaux et petits objets naturels pour créer une œuvre d’art qui peut être observée sans la pression de temps. Préserver, apprécier, célébrer et partager la beauté de la Terre avec le monde est ce qui me motive ». 

Giuseppe Penone défend une écologie centrée sur l’idée que la nature est dotée d’une mémoire. Ainsi  l’homme a un impact sur cette mémoire. Se pose ainsi le lien qui lie l’homme et la nature. Un dialogue s’opère entre le règne végétal et l’existence humaine et que l’artiste explore à travers ses arbres sculptés, pièces les plus célèbres de son œuvre. Il dit en 1978 : « Je remonte la mémoire de la forêt, une partie de la vraie mémoire de la forêt. L’exercice de la mémoire, le déplacement aveugle de la main sur l’écorce de l’arbre, la plasticité de la forêt dans sa formation. La plasticité de la terre qui reçoit l’empreinte du passé, absorbe la pression du pied comme l’arbre qui, en grandissant, absorbe l’empreinte de l’année de croissance de sa branche cassée. C’est ainsi que l’arbre se souvient de lui-même, il est la mémoire de lui-même ». Pour se faire, il utilise le bronze en disant «  créer une sculpture, c’est un geste végétal ». 

Yayoï Kusama a un monde intérieur bien elle. C’est de recouvrir le monde de ses pois blancs jusqu’à recouvrir les arbres. Elle s’interroge par le biais de ce cercle blanc, ce que nous sommes dans cette immensité. A l’image de ce qui peut nous bouleverser lorsque nous nous sentons si petit en observant les étoiles. Elle insiste sur l’idée que ces pois représentent la connexion entre l’Homme et la Nature. L’Homme ne ferait qu’un avec l’univers. Elle dit : « J'avais en moi le désir de mesurer de façon prophétique l'infini de l'univers incommensurable à partir de ma position, en montrant l'accumulation de particules dans les mailles d'un filet où les pois seraient traités comme autant de négatifs. C'est en pressentant cela que je puis me rendre compte de ce qu'est ma vie, qui est un pois. Ma vie, c'est-à-dire un point au milieu de ces millions de particules que sont les pois. » 

Ysabel LeMay est dans l’éloge de la nature en s’emparant de sa caméra haute technologie. Elle se dit ni peintre ni photographe mais  artiste visuelle. Elle marche de long moment dans la simplicité et la complexité de la forêt, prend des photos puis les découpe pour en faire des « hypercollages », des « photos- fusions » de fleurs, de forêts et de plantes.  Elle reconstruit la splendeur naturelle en une féerie personnelle ou une éloge paradisiaque sur Terre. L’organique se mêle au digital. 

L’art est partout.  Il était évident que l’artiste s’empare de l’écologie et produit une conscience environnementale.  

Alsos est une installation. Le spectateur devient acteur et réveille en quelque sorte le lieu. Les fleurs cachent dans leurs pistils des capteurs de lumière. Les capteurs retranscrivent les impulsions et les variations lumineuses à un programme informatique puis sont interprétées via diverses sonorités. C’est par les mouvements et les gestes des spectateurs qu’existent des flux sonores et que se modifient les teintes et les fluctuations. Chaque fleur possède une sonorité différente. Ainsi, l’univers sonore changeant fait évoluer des intensités lumineuses par la déambulation et l’intervention du public. 

 

The flora in the art

Symbolic or decorative, the flora becomes a kind to the full in the paint in the xviith century. Accompanying many tables up to interfere as material in the  contemporary works. In a report well different, wise or exuberant, the flora is represented in all continents.  

In the Egypt antique and before to be a growth and development, the flora was an abundance up to become a funeral garden. "Enter and exit of my grave, that I refresh in his shade, that I drink the water of my basin, each day, that all my members are strong, that Happy gives me food, offerings, plants of all kinds to their season. That I walk on the edge of my pool every day, without cease. That my 'BA' arises on the branches of trees that I planted, and that I am refreshes under the sycamores and eats the bread they give " 

For Caspar David Friedrich, the sublime is in the Landscape Painting from even a artistic approach to a mystical approach. He said: "  you sense the calm crystal clear and the purity invade thy be, thou forgotten thy me. Thou be not nothing, God is Everything." It deploys his inner being up to show its nostalgia for a world or the cold, the empty, the ruins  and the abandonment are majestically procession. 

The growth of the plant is part of the artistic matters to the point of becoming the process of elaboration of the work itself. We can say that the plant trace is then that of its development. 

Ernesto Neto revisits the biomorphiques forms as of the labyrinths suspended and agencies in balance. He said: " The energy that drives my work is gravity. The object, the form, the contour are defined when the material is stretched in the space and shows the lightness of the Earth". We stopped just here at the time is composed of a canvas attached to the ceiling, in flexible fabric and transparent, which some parties, are filled with spices to warm colors such as cloves, cumin, pepper and the turmeric and hang down as of clusters. They become forms therefore sculpture and give it also its dimension of installation multi-sensory. These forms are carnal, arebright colors disseminating perfumes. Our gaze is mixing with our sense of smell,  the hierarchy of the perception that conventionally place the next to the first plan is exceeded. The visitor is immersed in the interior of this biomorphic. 

Rebecca Louis Law also works by suspension of a flora Fresh and scented or dry. The time is prompt in his work. The viewer becomes the witness of the change of forms and colors of its flowers sewn-hand. His work involves a constant exploration of the relationship between nature and man. She said: "I love capture and cherish of beautiful and small natural objects to create a work of art that can be observed without the pressure of time. Preserve, Enjoy, celebrate and share the beauty of the earth with the world is what motivates me". 

Giuseppe Penone defends an ecology centerd on the idea that nature is endowed with a memory. Thus  the man has an impact on this memory. arises as well the link that binds the Man and Nature. A dialog takes place between the plant kingdom and human existence and that the artist explores Through its trees carved, parts, the most famous of his work. He said in 1978: "I go back the memory of the forest, a part of the true memory of the forest. The exercise of the memory, the blind displacement of the hand on the bark of the tree, the plasticity of the forest in its training. The plasticity of the earth who receives the imprint of the past, absorbs the pressure of the foot as the shaft which, growing, absorbs the imprint of the year of growth of its broken branch. It is as well as the shaft remembers itself, it is the memory of itself ". To do so, it uses the bronze by saying "create a sculpture, it is a gesture plant". 

Yayoï Kusama has an interior world well it. It is to cover the world of its white peas up to cover the trees. She wondered through this white circle, what we are in this immensity. Has the image of what can we upset when we feel if small by observing the stars. It insists on the idea that these peas represent the connection between Man and Nature. The man would do that a with the universe. She said : "I had in me the desire to measure a prophetic way the infinity of the Universe immeasurable from my position, showing the accumulation of particles in the meshes of a net where the peas would be treated as negative. It is in anticipating that I then make me account of what is my life, which is a pea. My life, that is to say, a point in the middle of these millions of particles that are the peas. " 

Ysabel LeMay is in the praise of the nature in seizing his camera high technology. She said she was neither a painter or photographer but  visual artist. She walk from long time in the simplicity and the complexity of the forest, takes photos and then cut to make " hypercollages ", "Photos- mergers " flowers, forests and plants.  It rebuilds the natural splendor in a personal Feerie or a praise of paradise on Earth. The organic mingles with the digital. 

The art is everywhere. It was obvious that the artist seizes the ecology and produces a environmental conscience.  

Alsos is an installation. The spectator becomes an actor and wakes up in some way the place. The flowers hiding in their pistils of light sensors. The sensors capture the pulses and the variations of light to a computer program and are then interpreted via various tones. It is by the movements and gestures of the spectators that exist of the sound streams and that change the color hues and fluctuations. Each flower has a different tone. Thus, the universe changing sound fact evolve of light intensities by wandering and the intervention of the public. 

 

« L’éventreur d’architecture »

GORDON MATTA  CLARK ( 1943-1978) 

Gordon Matta-Clark est le fils du peintre surréaliste chilien Roberto Matta et de la designer nord-américaine Anne Clark. Il grandit à Manhattan et commence par étudier l’architecture à l’université de Cornell en 1962 à Ithaca, dans l'état de New York. En 1963, il part pour étudier la littérature française à la Sorbonne, à Paris. Il prend alors connaissance des philosophes français déconstructivistes et des situationnistes qui ont développé le concept du détournementCes concepts alimenteront son travail. Lorsqu’il revient à New York en 1969, la ville est au bord de la faillite, et une succession de politiques d’urbanisation absurdes en ont asphyxié des quartiers entiers. 

Il est célèbre pour ses « coupes de bâtiment », une série de travaux dans des bâtiments abandonnés. 

Il s’empare des bâtiments comme d’une matière à sculpter en perçant les cloisons, en découpant les planchers, en arrachant les revêtements 

Il révèle, par les structures éventrées, un coup de projecteur sur la transformation brutale d’un quartier pauvre new-yorkais que la municipalité laissait à l’époque se dégrader jusqu’à la décomposition. 

Les séries de photos « Bronx Floors » (1972-1973) et « Walls » (1972) en sont des exemples. En effet, c’est au début des années 1970 que Gordon Matta-Clark s’intéresse aux bâtiments abandonnés de quartiers déshérités comme le sud du Bronx suite à la construction d’une voie rapide pour automobiles Des quartiers promis à la destruction et vidés de leurs occupants. Le jeune artiste s’en empare comme matériau artistique. L’art est concret et réel en procédant à des ouvertures. Plus que les murs ou les planchers, il dit que ce sont les ouvertures qui l’ont toujours marqué, en tant qu’accès vers autrui et passages « vers d’autres espaces ». 

Il trace d’abord des formes géométriques dans l’espace puis les découpe. Son geste est bien entendu sculptural mais également social et métaphoriqueSous la forme de performances, elles permettent de « changer notre vision conventionnelle de l’espace » et d’ouvrir de nouvelles perspectives. Interroger ces espaces qui dirigent nos déplacements et révéler ce qui ne va pas.  

L’artiste évoque par- «l’industrie qui prodigue des "boîtes" en ville et en banlieue et s’assure par là une clientèle passive et isolée». 

L’art en action devient un outil révélateur de tout ce qui ne va pas, et notamment «l’industrie qui prodigue des "boîtes" en ville et en banlieue et s’assure par là une clientèle passive et isolée» disait-il.  Il interroge et déstabilise  les notions de module et de répétition chères à l’architecture moderniste. Il interagit également avec l’espace public et porte la voix à une jeunesse en rébellion contre l’autorité de l’architecte. Le graffiti ainsi prolifère. 

En même temps il met le doigt sur l'échec des politiques de la ville mais par ces gestes finis par rendre les espaces tout à fait inhabitables. 

Une « sur-destruction » qui ne peut au final que nous inciter à réfléchir sur notre environnement urbain. 

 

" The Ripper of architecture "

GORDON Matta - Clark ( 1943-1978) 

Gordon Matta-Clark is the son of the painter Chilean surrealist Roberto Matta and the designer North American-Anne Clark. He grew up in Manhattan and begins by studying the architecture at the University of Cornell in 1962 to Ithaca, in the State of New York. In 1963 it, share it to study French literature at the Sorbonne in Paris. It then takes knowledge of French philosophers déconstructivistes and of the Situationists who have developed the concept of diversion. These concepts will feed into its work. When he returned to New York in 1969, the city is on the verge of bankruptcy, and a succession of urbanization policies absurd have asphyxiated whole neighborhoods. 

It is famous for its "slices of building", a series of work in abandoned buildings. 

He seized the buildings as a matter of carving in drilling the walls, by cutting the floors, tearing the coatings.  

It reveals, by the structures éventrées, a spotlight on the brutal transformation of a poor neighborhood in New York that the municipality was at the time degrade to decomposition. 

The series of pictures "Bronx Floors " (1972-73) and " Walls " (1972) are examples. In effect, it is at the beginning of the 1970s that Gordon Matta-Clark is interested in abandoned buildings deprived areas such as the South Bronx following the construction of a fast track for automobiles. Neighborhoods promised to the destruction and emptied of their occupants. The young artist seizes as artistic material. The art is concrete and real by conducting openings. More than the walls or floors, he said that this are the openings that have always marked, as access to others and passages" to other spaces". 

It traces of first the geometric forms in space and then the cutting. His gesture is of course the sculptural but also social and metaphorical. In the form of performance, they allow to "change our vision of conventional space" and to open new perspectives. query these spaces which direct our movements and reveal what will not.  

The artist evokes By-there "the industry which provides "boxes" in the city and in the suburbs and ensures by there a passive clientele and isolated". 

The art in action becomes a tool revealing of everything that is not going to, and especially the "industry which prodigal of "boxes" in the city and in the suburbs and ensures by there a passive clientele and isolated" he said. It queries and destabilizes  the concepts of module and repetition dear to the Modernist architecture. It also interacts with the public space and door the voice to a youth in rebellion against the authority of the architect. The graffiti as well proliferates. 

At the same time it puts the finger on the failure of the policies of the city but by these gestures finished by make the spaces completely uninhabitable. 

A "on-destruction" who cannot in the end that encourage us to reflect on our urban environment. 

Le peintre de la lumière Danoise

HAMMERSHOI (1864-1916)

Ses intérieurs sont silencieux, traversés par des formes de lumière et des fantômes plus que des personnes qui semblent juste apparaître. Cette ambiance si particulière fait de lui le plus emblématique et le plus mystérieux peintre danois de son temps. On le surnomme le "Vermeer danois. Il  n'a pas d'atelier car il travaille dans son cadre de vie quotidien. C'est là qu'il prend pour cible ses intérieurs, les dépouillant de tous les détails superflus et le plus souvent de toute présence humaine. Son art est à l’extrême de l'épure avec un travail sur les lignes et la lumière géométriques.

C’est comme un surgissement du vide. Une oeuvre "immobile, immuable, suspendue dans l'espace et dans le temps" 

The Painter of Light Danish 

HAMMERSHOI (1864-1916)

Its interiors are silent, crossed by forms of light and Ghosts more than people who seem just appear. This very special ambience made him one of the most emblematic and the more mysterious Danish painter of his time. It is nicknamed the "Vermeer Danish. It  has not of workshop because it works in the framework of his daily life. It is there that it takes to target its interiors, the counting of all unnecessary details and the more often of any human presence. His art is to the extreme of the blueprint with a work on the lines and the light geometrical.  

It is like a emergence of the empty. A work "immobile, immutable, suspended in space and in time". 

IMAGINARIUM 2015

Source d’inspiration :   le détournement, l’emprunt, le visage de ces anges peint au XVIIème siècle que je vois dans les livres et les musées. Que je sentais s’envoler au- dessus de ma tête depuis toute petite. Ce brin de folie irrationnel qui plane comme des fantômes dans un ciel pas toujours bleu.  

Je les ai pris sous ma protection. Ils sont des expatriés de leur espace pour venir s’immiscer dans quelques de mes architectures en noir et blanc. 

Sans complexe, j’ai pris leurs visages, leurs plis et leurs mouvements. Changeant le plus souvent leurs couleurs. Mais oui, sans complexe, je me suis amusé à feuilleter les livres à la recherche de mes anges gardiens. Ceux qui m’avaient le plus ému. Je vous qu’ils viennent me voir.  

Ils apportaient de la couleur, le l’impossible, de l’invisible. Une forme de vie qui n’appartient pas vraiment à ce monde. Quelque chose de différent à côté de bâtisses qui le sont depuis tellement longtemps.  

C’est une rencontre que je leur ai fait faire. Comme lorsque deux personnes étrangères et de cultures différentes se rencontrent pour la première fois. J’aime ce qui est différent de moi alors cet acte pictural me parait cohérent. 

Rien de plus cohérent que mettre des représentations étrangères l’une à l’autre. Alors j’essaye qu’elles se comprennent, que les formes s’imbriquent, qu’elles s’adaptent, qu’elles aiment se confondre et se différencier à la fois.  

Tant de possibilité picturale.  

IMAGIN 2015

Source of inspiration: the diversion, borrowing, the face of these angels painted in the seventeenth century that I see in books and museums. That I felt flying above my head since childhood. This strand of irrational madness that hovers like ghosts in a sky not always blue. 

I took them under my protection. They are expatriates from their space to come and interfere in some of my architectures in black and white. 

Without complex, I took their faces, their folds and their movements. Most often changing their colors. But yes, without complex, I had fun flipping through the books in search of my guardian angels. Those who had moved me the most. I'll let you see me. 

They brought color, the impossible, of the invisible. A form of life that does not really belong to this world. Something different next to buildings that have been for so long. 

It's a meeting I made them do. Like when two foreigners from different cultures meet for the first time. I like what is different from me so this pictorial act seems to me coherent. 

Nothing is more coherent than putting foreign representations to each other. So I try that they understand each other, that forms fit together, that they adapt, that they like to be confused and to differentiate at the same time. 

So much pictorial possibility.