Paints

 Des peintures figuratives dont les formes comme celles du monde organique s'immiscent un peu partout.

La nature me procure une forme de  lien. Le lien comme une liane qui accroche mon cœur à mon âme lorsque j’observe à l’intérieur d’une forêt, des racines et des cimes. Je suis prise aux tripes, liées volontairement pour regarder ses accroches longilignes.  

Alors vient à moi des idées de biomorphisme par des croquis et des dessins. S’opère le dynamisme de la matière dans le biomorphisme plastique. 

Depuis quelques temps et à travers ce besoin de nature, le parallèle s’effectue entre mon corps qui lutte pour rechercher mes connexions neurologiques et mon esprit qui a besoin de traduire picturalement cette quête.  Tout prend sens, la roue tourne entre toute cette biodiversité de la nature lointaine à ma propre nature. De ce que je vois de l’extérieur à ce qu’il y a de plus intime.  La peinture est là pour traduire tout ce petit et grand monde.  

Ma traduction plastique est loin d’être abstraite puisque c’est à l’intérieur ou à l’extérieur d’espaces construit que je disperse toutes ces formes longilignes et noueuses. Elles se faufilent par les fenêtres et les portes. Elles s’invitent à rentrer sans y être invité. Comme une nature qui a tous les droits. D’allures de bois comme des racines, d’informes comme des matières organiques. Elles se transforment pour marquer la différence des lieux. Le plus souvent, elles suivent la lumière, traversent de long couloirs, montent sur les tables et les murs. Leurs couleurs passent du noir sombre aux bruns tendres, du vert foncé au rouge éclatant. Un corps biologiques qui a donc des orientations spatiales et des humeurs colorées. C’est mon expérience sensible dans un espace concret. 

Paul Valéry disait : « le peintre apporte son corps » 

Paintings

Character of a work of art of trend, non-figurative whose forms are reminiscent of those of organic world. 

The nature gives me a form of link. The link as a Liane who hangs my heart to my soul when I observed at the interior of a forest, roots and crowns. I am taken to the tripe, voluntarily related to watch its headlines slender.  

Then comes to me ideas of biomorphisme by sketches and drawings. Operates the dynamism of the material in the biomorphisme plastic. 

Since a few time and through this need of nature, the parallel is done between my body that fight to search for my neurological connections and my spirit which has need to translate picturalement this quest.  Everything takes sense, the wheel rotates between any this biodiversity of the DISTANT nature to my own nature. What I see from the outside what is more intimate. The paint is there to translate everything small and large world.  

My translation plastic is far from abstract since it is on the inside or on the outside of spaces built that I disperses all these forms slender and knotted. They sneak through the windows and doors. They shall invite to return without being prompted. As a nature which has all the rights. Of style of wood as the roots, informed as organic materials. They are transformed to mark the difference of the places. The more often, they follow the light, cross the long corridors, climb on the tables and walls. Their colors pass from the dark black brown to tender, of dark green to bright red. A biological body which has therefore spatial orientations and colorful moods. It is my sensitive experience in a concrete space. 

Paul Valéry said: "the painter brings his body"