La flore dans l’art

Symbolique ou décorative, la flore devient un genre à part entière dans la peinture au XVIIème siècle. Accompagnant de nombreux tableaux jusqu’à s’immiscer en tant que matériau dans les oeuvres contemporaines. Dans un rapport bien différentsage ou exubérantela flore est représentée dans tous les continents 

Dans l’Egypte antique et avant d’être une croissance et un développement, la flore était une abondance jusqu’à devenir un jardin funéraire. « Entrer et sortir de ma tombe, que je me rafraîchisse à son ombre, que je boive l’eau de mon bassin, chaque jour, que tous mes membres soient vigoureux, que Hâpy me donne des aliments, des offrandes, des plantes de toutes sortes à leur saison. Que je me promène au bord de mon bassin chaque jour, sans cesse. Que mon ‘ba’ se pose sur les branches des arbres que j’ai plantés, et que je me rafraîchisse sous les sycomores et mange le pain qu’ils donnent » 

Pour Caspar David Friedrich, le sublime est dans la peinture du paysage passant même d’une démarche artistique à une démarche mystique. Il dit : «  Tu sens le calme limpide et la pureté envahir ton être, tu oublies ton Moi. Tu n’es rien, Dieu est tout ». Il déploie son être intérieur jusqu’à montrer sa nostalgie d’un monde ou le froid, le vide, les ruines  et l’abandon font majestueusement procession. 

La croissance du végétal fait partie des questions artistiques au point de devenir le processus d’élaboration de l’œuvre elle-même. Nous pouvons dire que la trace végétale est alors celle de son développement. 

Ernesto Neto revisite les formes biomorphiques comme des labyrinthes suspendus et des organismes en équilibre. Il dit : « L’énergie qui anime mon travail est la pesanteur. L’objet, la forme, le contour se trouvent définis quand le matériau est étiré dans l’espace et montre la légèreté de la masse ». We Stopped Just Here At The Time est composée d’une toile accrochée au plafond, en tissu souple et transparent, dont certaines parties, sont remplies d’épices aux couleurs chaudes comme le clou de girofle, le cumin, le poivre et le curcuma et pendent comme des grappes. Elles  deviennent formes donc sculpture et lui confèrent aussi sa dimension d’installation multi-sensorielle. Ces formes sont charnelles,  sont de couleurs vives diffusant des parfums. Notre regard se mêlant à notre odorat,  la hiérarchie de la perception qui place conventionnellement le regard au premier plan est dépassée. Le visiteur s’immerge à l’intérieur de cette biomorphie. 

Rebecca Louis Law travaille aussi par suspension d’une flore fraîche et parfumée ou sèche. Le temps s’invite dans son travail. Le spectateur devient le témoin du changement de formes et de couleurs de ses fleurs cousu-main. Son travail implique une exploration constante des relations entre la nature et l’homme. Elle dit : « J’aime capturer et chérir de beaux et petits objets naturels pour créer une œuvre d’art qui peut être observée sans la pression de temps. Préserver, apprécier, célébrer et partager la beauté de la Terre avec le monde est ce qui me motive ». 

Giuseppe Penone défend une écologie centrée sur l’idée que la nature est dotée d’une mémoire. Ainsi  l’homme a un impact sur cette mémoire. Se pose ainsi le lien qui lie l’homme et la nature. Un dialogue s’opère entre le règne végétal et l’existence humaine et que l’artiste explore à travers ses arbres sculptés, pièces les plus célèbres de son œuvre. Il dit en 1978 : « Je remonte la mémoire de la forêt, une partie de la vraie mémoire de la forêt. L’exercice de la mémoire, le déplacement aveugle de la main sur l’écorce de l’arbre, la plasticité de la forêt dans sa formation. La plasticité de la terre qui reçoit l’empreinte du passé, absorbe la pression du pied comme l’arbre qui, en grandissant, absorbe l’empreinte de l’année de croissance de sa branche cassée. C’est ainsi que l’arbre se souvient de lui-même, il est la mémoire de lui-même ». Pour se faire, il utilise le bronze en disant «  créer une sculpture, c’est un geste végétal ». 

Yayoï Kusama a un monde intérieur bien elle. C’est de recouvrir le monde de ses pois blancs jusqu’à recouvrir les arbres. Elle s’interroge par le biais de ce cercle blanc, ce que nous sommes dans cette immensité. A l’image de ce qui peut nous bouleverser lorsque nous nous sentons si petit en observant les étoiles. Elle insiste sur l’idée que ces pois représentent la connexion entre l’Homme et la Nature. L’Homme ne ferait qu’un avec l’univers. Elle dit : « J'avais en moi le désir de mesurer de façon prophétique l'infini de l'univers incommensurable à partir de ma position, en montrant l'accumulation de particules dans les mailles d'un filet où les pois seraient traités comme autant de négatifs. C'est en pressentant cela que je puis me rendre compte de ce qu'est ma vie, qui est un pois. Ma vie, c'est-à-dire un point au milieu de ces millions de particules que sont les pois. » 

Ysabel LeMay est dans l’éloge de la nature en s’emparant de sa caméra haute technologie. Elle se dit ni peintre ni photographe mais  artiste visuelle. Elle marche de long moment dans la simplicité et la complexité de la forêt, prend des photos puis les découpe pour en faire des « hypercollages », des « photos- fusions » de fleurs, de forêts et de plantes.  Elle reconstruit la splendeur naturelle en une féerie personnelle ou une éloge paradisiaque sur Terre. L’organique se mêle au digital. 

L’art est partout.  Il était évident que l’artiste s’empare de l’écologie et produit une conscience environnementale.  

Alsos est une installation. Le spectateur devient acteur et réveille en quelque sorte le lieu. Les fleurs cachent dans leurs pistils des capteurs de lumière. Les capteurs retranscrivent les impulsions et les variations lumineuses à un programme informatique puis sont interprétées via diverses sonorités. C’est par les mouvements et les gestes des spectateurs qu’existent des flux sonores et que se modifient les teintes et les fluctuations. Chaque fleur possède une sonorité différente. Ainsi, l’univers sonore changeant fait évoluer des intensités lumineuses par la déambulation et l’intervention du public. 

 

The flora in the art

Symbolic or decorative, the flora becomes a kind to the full in the paint in the xviith century. Accompanying many tables up to interfere as material in the  contemporary works. In a report well different, wise or exuberant, the flora is represented in all continents.  

In the Egypt antique and before to be a growth and development, the flora was an abundance up to become a funeral garden. "Enter and exit of my grave, that I refresh in his shade, that I drink the water of my basin, each day, that all my members are strong, that Happy gives me food, offerings, plants of all kinds to their season. That I walk on the edge of my pool every day, without cease. That my 'BA' arises on the branches of trees that I planted, and that I am refreshes under the sycamores and eats the bread they give " 

For Caspar David Friedrich, the sublime is in the Landscape Painting from even a artistic approach to a mystical approach. He said: "  you sense the calm crystal clear and the purity invade thy be, thou forgotten thy me. Thou be not nothing, God is Everything." It deploys his inner being up to show its nostalgia for a world or the cold, the empty, the ruins  and the abandonment are majestically procession. 

The growth of the plant is part of the artistic matters to the point of becoming the process of elaboration of the work itself. We can say that the plant trace is then that of its development. 

Ernesto Neto revisits the biomorphiques forms as of the labyrinths suspended and agencies in balance. He said: " The energy that drives my work is gravity. The object, the form, the contour are defined when the material is stretched in the space and shows the lightness of the Earth". We stopped just here at the time is composed of a canvas attached to the ceiling, in flexible fabric and transparent, which some parties, are filled with spices to warm colors such as cloves, cumin, pepper and the turmeric and hang down as of clusters. They become forms therefore sculpture and give it also its dimension of installation multi-sensory. These forms are carnal, arebright colors disseminating perfumes. Our gaze is mixing with our sense of smell,  the hierarchy of the perception that conventionally place the next to the first plan is exceeded. The visitor is immersed in the interior of this biomorphic. 

Rebecca Louis Law also works by suspension of a flora Fresh and scented or dry. The time is prompt in his work. The viewer becomes the witness of the change of forms and colors of its flowers sewn-hand. His work involves a constant exploration of the relationship between nature and man. She said: "I love capture and cherish of beautiful and small natural objects to create a work of art that can be observed without the pressure of time. Preserve, Enjoy, celebrate and share the beauty of the earth with the world is what motivates me". 

Giuseppe Penone defends an ecology centerd on the idea that nature is endowed with a memory. Thus  the man has an impact on this memory. arises as well the link that binds the Man and Nature. A dialog takes place between the plant kingdom and human existence and that the artist explores Through its trees carved, parts, the most famous of his work. He said in 1978: "I go back the memory of the forest, a part of the true memory of the forest. The exercise of the memory, the blind displacement of the hand on the bark of the tree, the plasticity of the forest in its training. The plasticity of the earth who receives the imprint of the past, absorbs the pressure of the foot as the shaft which, growing, absorbs the imprint of the year of growth of its broken branch. It is as well as the shaft remembers itself, it is the memory of itself ". To do so, it uses the bronze by saying "create a sculpture, it is a gesture plant". 

Yayoï Kusama has an interior world well it. It is to cover the world of its white peas up to cover the trees. She wondered through this white circle, what we are in this immensity. Has the image of what can we upset when we feel if small by observing the stars. It insists on the idea that these peas represent the connection between Man and Nature. The man would do that a with the universe. She said : "I had in me the desire to measure a prophetic way the infinity of the Universe immeasurable from my position, showing the accumulation of particles in the meshes of a net where the peas would be treated as negative. It is in anticipating that I then make me account of what is my life, which is a pea. My life, that is to say, a point in the middle of these millions of particles that are the peas. " 

Ysabel LeMay is in the praise of the nature in seizing his camera high technology. She said she was neither a painter or photographer but  visual artist. She walk from long time in the simplicity and the complexity of the forest, takes photos and then cut to make " hypercollages ", "Photos- mergers " flowers, forests and plants.  It rebuilds the natural splendor in a personal Feerie or a praise of paradise on Earth. The organic mingles with the digital. 

The art is everywhere. It was obvious that the artist seizes the ecology and produces a environmental conscience.  

Alsos is an installation. The spectator becomes an actor and wakes up in some way the place. The flowers hiding in their pistils of light sensors. The sensors capture the pulses and the variations of light to a computer program and are then interpreted via various tones. It is by the movements and gestures of the spectators that exist of the sound streams and that change the color hues and fluctuations. Each flower has a different tone. Thus, the universe changing sound fact evolve of light intensities by wandering and the intervention of the public.